"La pression des mains fait couler les ruisseaux de la vie"
Tokujiro Namikoshi
"Nous avons créé une société où, à force de se fuir, tout le monde court sans arrêt."
Thomas d'Ansembourg
Extrait de Qui fuis-je ? Où cours-tu ? A quoi servons nous ?, les Editions de l 'Homme, 2008.
" Pour arrêter la fuite et ralentir le rythme de la course qui nous épuise et détruit la planète, laisser tomber un peu de nos compensations et dépendances, désamorcer la mécanique de violence qui s'enclenche dans le coeur de chacun de nous, pour comprendre et prévenir celle qui déferle, à l' 'occasion, dans nos maisons, nos écoles, nos banlieues comme sur les régions en guerre, un peu de recul personnel n'est-il pas nécessaire ?
Pour apprivoiser nos vieux démons et démonter nos vieux scénarios, pour réconcilier ces parties de nous qui, en se divisant, continuent de diviser le monde et, en s'affrontant, de créer un monde d' affrontement, pour retrouver l'élan créateur qui attend en chacun de nous, de même, un peu de recul personnel n'est-il pas nécessaire ?
Et si nous appelions ce recul à l'intérieur de soi-même "l'intériorité" ? Et si l'intériorité se révèlait la condition d'accès inspirante à la bienveillance éclairée pour soi et pour l'autre, à la pacification intérieure et extérieure, à la confiance et au respect mutuel, à l'accueil des différences, à la solidarité, à la créativité, à la gestion non-violente des conflits, à la capacité de transformer nos habitudes de pensée, nos systèmes de croyance et de réflexion....